12 février 2015

Tout s’explique

Un accord de paix a minima pour l'Ukraine

Qu'ont obtenu les Européens à Minsk ?

Un accord a été arraché ce matin à Minsk, en Biélorussie, dans le but de mettre fin aux combats entre les séparatistes pro-russes et l'armée ukrainienne qui se déroulent dans l'est du pays depuis bientôt un an. Angela Merkel et François Hollande ont obtenu de Vladimir Poutine et du président ukrainien, Petro Porochenko, la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu à partir de dimanche. Porochenko a précisé que le retrait des armes lourdes commencera mardi et que les deux camps auront 19 jours pour libérer leurs otages.

Pourquoi cet accord est-il encore très fragile ?

La Russie n'a pas respecté les premiers accords de Minsk, conclus début septembre. Elle a continué d'envoyer des hommes et du matériel militaire aux séparatistes. Certains points ne sont pas tranchés, comme le statut politique des zones occupées par les séparatistes ou le contrôle de la frontière avec la Russie. La chancelière allemande a déclaré ne se faire "aucune illusion", soulignant qu'il y avait encore "de gros obstacles" à surmonter avant d'arriver à une solution au conflit. L'accord de Minsk "ne garantit pas un succès durable", a affirmé François Hollande, en estimant que "les prochaines heures seront déterminantes".

Quelles sont les prochaines étapes ?

Le processus débutera avec le retrait des armes lourdes, à une distance minimum de 50 km de part et d'autre de la ligne de front. De nouvelles tractations sont attendues ces prochaines semaines pour l'exécution de "Minsk 2". Kiev et les séparatistes pro-russes devront s'entendre pour organiser des élections locales dans le Donbass. À l'issue de ce vote, les députés ukrainiens devront définir le statut de cette région russophone.