25 février 2015

Tout s'explique

Paris survolé par des drones

Où en est l'enquête ?

Plusieurs drones ont survolé Paris la nuit dernière. Ces aéronefs ont été aperçus par des passants et des policiers, aux abords de la place de la Concorde, des Invalides, la Tour Eiffel et dans la périphérie. La nuit précédente, cinq signalements avaient été relevés autour de lieux sensibles, comme l'ambassade américaine. Début janvier, un appareil avait survolé l'Élysée. La gendarmerie des transports aériens a mis en place une cellule de dix hommes. Pour l'instant, l'identité des pilotes reste un mystère et l'on ignore si ces opérations sont liées.

Qui peut être derrière ces opérations ?

Le criminologue Christophe Naudin, spécialiste des questions de sûreté aérienne, suppose dans une interview au Figaro qu'une « organisation » cherche à tester « les moyens du renseignement français ». À ce jour, aucun drone n'a commis de dégât. D'autres pistes sont envisagées : repérages en vue d'une attaque, action d'un groupe militant (Greenpeace a déjà utilisé en 2012 un parapente équipé d'un moteur au-dessus de centrales nucléaires pour pointer leurs failles de sécurité). Une provocation gratuite n'est pas exclue.

Les pilotes de drones ont-ils le droit de survoler Paris ?

À Paris, comme dans toute agglomération française, l'espace aérien est interdit aux drones. Seule une autorisation préfectorale peut permettre de déroger à cette règle, par exemple pour filmer une manifestation, et à condition d'observer des mesures de sécurité. Un engin de ce type peut peser jusqu'à 50 kilos et causer d'énormes dégâts en cas de chute. Toute personne en infraction s'expose à un an de prison et 75 000 euros d'amende.