2 avril 2015

Tout s'explique

L’élection des présidents de conseils départementaux

Quels sont les résultats ?

Les conseillers départementaux élus dimanche ont voté aujourd’hui pour élire leurs présidents d’assemblée. L’UMP présidera 43 départements, le PS 25, l’UDI 14. Parmi les scrutins à suspense, le Tarn-et-Garonne a vu Christian Astruc (divers gauche) succéder au président du Parti radical de gauche Jean-Michel Baylet. Dans le Gard, le socialiste Denis Bouad a été élu grâce aux voix de l’UMP. Dans le Vaucluse, l’UMP Maurice Chabert a été élu au bénéfice de l’âge face à un candidat PS plus jeune, comme la loi le prévoit en cas d’égalité des voix. Les conseils départementaux sont principalement en charge de l’action sociale, des routes, du transport et des collèges.

Quel sort pour les départements sans majorité ?

Au terme des élections de dimanche, cinq départements n’ont pas obtenu de majorité claire. Leurs présidents devront composer avec les autres partis afin de réunir une majorité. C’est le cas dans le Vaucluse, l’Aisne, le Gard, le Tarn-et-Garonne et le Pas-de-Calais. Dans les deux premiers, le FN sera en situation de jouer les arbitres sur les votes. En cas de blocage dans la gouvernance, le Code général des collectivités territoriales prévoit une solution radicale : le Conseil des ministres peut décider une dissolution du conseil départemental. Une nouvelle élection doit alors être organisée dans un délai de deux mois.

La loi sur la parité a-t-elle bien fonctionné ?

Les conseillers départementaux ayant été élus dans le cadre de binômes mixtes, les femmes occupent désormais la moitié des sièges dans les assemblées. Mais elles ne seront que dix à exercer une présidence sur 101 départements. « C’est la limite de la loi », explique Réjane Sénac, chargée de recherche au CNRS et membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, une instance rattachée à Matignon. Elle juge néanmoins utile la parité dans les assemblées.