8 avril 2015

C’est leur avis

​Les laissés-pour-compte de Garissa

La journaliste de Libération Maria Malagardis souligne la différence d’attitude, aussi bien des médias internationaux que des chefs d’État, face aux attentats de Paris en janvier et à la tuerie de Garissa au Kenya la semaine dernière.

« Il y a trois mois, les victimes de la rédaction de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de la porte de Vincennes avaient suscité un élan planétaire de mobilisation solidaire, dont la consécration ultime sera ce 11 janvier resté dans les mémoires comme la plus grande marche jamais organisée dans les rues de Paris. L’image était belle, peut-être trop. Car rien de tel ne s’est reproduit après le massacre de l’université de Garissa, à l’est du Kenya, le 2 avril. Malgré l’ampleur du carnage (148 morts) et l’extrême violence de cette tuerie, il n’y aura pas à Garissa de marche des chefs d’État de la planète. Lesquels se sont révélés plutôt laconiques voire carrément silencieux face au pire massacre imputé au terrorisme cette année. » Maria Malagardis