16 avril 2015

Tout s'explique

La sélection du Festival de Cannes

Qui seront les candidats à la Palme ?

Pierre Lescure, nouveau président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, délégué général, ont présenté ce matin la sélection officielle de la 68e édition. L’ancien patron de Canal Plus succède à Gilles Jacob qui dirigea l’événement pendant 37 ans. 17 films seront en compétition pour la Palme d’or, dont quatre réalisés par les Français Jacques Audiard, Stéphane Brizé, Valérie Donzelli et Maïwenn. De grands noms comme Nanni Moretti, Gus Van Sant ou Hou Hsiao Hsien sont également retenus. Le jury sera présidé par les deux cinéastes américains, Ethan et Joel Coen, primés en 1991 pour « Barton Fink ». D’autres films pourront être rajoutés à la sélection avant l’ouverture le 13 mai.

Quelles sont les nouveautés ?

Outre ces habitués du Festival, un premier film concourt à la Palme, « Le Fils de Saul », du Hongrois Laszlo Nemes, dont le sujet est la vie d’un prisonnier du camp d’Auschwitz. D’autres réalisateurs découvriront pour la première fois la compétition : les Français Stéphane Brizé et Valérie Donzelli, le Grec Yorgos Lanthimos, le Danois Joachim Trier, le Canadien Denis Villeneuve et l’Américain Todd Haynes. Depuis la création du Festival en 1946, seule une réalisatrice l’avait ouvert : Diane Kurys avec « Un Homme amoureux » en 1987. Cette année, Emmanuelle Bercot lui succédera avec « La Tête haute » (hors compétition).

Les selfies seront-ils interdits sur le tapis rouge ?

Le 1er avril, le site AlloCiné publiait un article prêtant à Thierry Frémaux la volonté d’interdire cette pratique consistant à se prendre en photo. De nombreux médias se sont laissés prendre par ce poisson d’avril, avant que l’intéressé lui-même fasse remarquer que c’était « une très bonne idée ». « Être la star de soi-même, c’est tellement con », avait-il ajouté. Ce matin, Thierry Frémaux a précisé qu’il ne comptait pas interdire les selfies aux stars voulant garder un souvenir de leur passage sur le tapis rouge, mais les a appellées à « ralentir cette pratique, souvent extrêmement ridicule et grotesque, pour des problèmes de timing ».