24 avril 2015

C'est leur avis

Le génocide, une question d’histoire

Simone Rodan-Benzaquen, directrice de la branche française de l’American Jewish Committee, une organisation américaine défendant les droits des Juifs du monde entier, estime que la décision de reconnaître le génocide arménien est une question historique et morale, et non politique. Elle souligne la responsabilité des États-Unis (son président n'emploie pas le terme) et d’Israël face à ce choix.

« La communauté internationale, et l’État juif, plus que quiconque, doivent s’exprimer clairement sur ce qu’a récemment qualifié le Pape François “de premier génocide du XXe siècle”. […] Ainsi, aucun pays ne devrait succomber à la pression politique – exercée par la Turquie dans ce cas présent – lorsqu’il est confronté à une question d’intégrité morale et d’exactitude historique. De même que ceux qui succombent aujourd’hui à la pression turque sur la question arménienne pourraient très bien succomber demain à la pression iranienne sur la négation de la Shoah. » Simone Rodan-Benzaquen