27 avril 2015

Tout s'explique

Séisme meurtrier au Népal

Quel est le bilan des victimes ?

Le gouvernement népalais a annoncé cet après-midi que 4 100 personnes étaient mortes dans le séisme ayant frappé le pays samedi (7,8 de magnitude sur l’échelle de Richter). Selon le même bilan provisoire, plus de 7 000 blessés ont été recensés à travers le pays. La France relève le décès de deux ressortissants et reste sans nouvelle de 676 autres personnes. Ce samedi a été le jour le plus meurtrier pour l’Everest, avec la mort de 18 alpinistes et sherpas.

Où en sont les opérations de sauvetage ?

Les autorités concentrent leurs efforts sur les régions les plus isolées et les plus proches de l’épicentre du séisme, à environ 80 km de Katmandou, la capitale. En plaine, les secours sont contrariés par de fortes pluies qui provoquent des glissements de terrain. Selon Médecins du monde, les communications sont difficiles, les réseaux téléphoniques étant en panne. L’électricité manque, comme l’eau potable et les réserves médicales. À Katmandou, des dizaines de milliers d’habitants ont passé les deux dernières nuits dehors sous des tentes de fortune, par une température de huit degrés.

Comment s’explique la catastrophe ?

Le Népal est un pays particulièrement soumis au risque sismique, car il se trouve à la rencontre de deux plaques tectoniques : la plaque eurasienne et la plaque indienne. La catastrophe de samedi a été provoquée par leur chevauchement. En moyenne, un séisme majeur a lieu dans la zone tous les 75 ans. Le dernier, en 1934, a touché Katmandou avec une magnitude de 8,4 et a tué 17 000 personnes au Népal et en Inde. Ce nouvel épisode était donc largement attendu par les sismologues, mais le pays, parmi les plus pauvres au monde, n’était pas pour autant préparé.