29 avril 2015

Ça alors

Baltimore n’est pas Ferguson

En apparence, les émeutes qui ont éclaté lundi soir dans la ville de Baltimore ressemblent à s’y méprendre à celles de Ferguson l’été dernier : décès brutal d’un jeune homme noir, responsabilité des forces de l’ordre, violences urbaines. Mais la situation dans ces deux villes est très différente. À Ferguson, où 67 % de la population est noire, le maire et le chef de la police sont blancs et, lors des émeutes, seuls trois policiers sur 53 étaient noirs. À Baltimore, le maire est noir, tout comme le président du conseil municipal, le chef de la police, le procureur et la moitié des forces de police. Les principaux problèmes ne sont pas raciaux, mais économiques, analyse un journaliste du Washington Post. Dans le quartier de Sandtown-Winchester où a grandi Freddie Gray, le jeune qui est mort, un tiers des gens vivent au-dessous du seuil de pauvreté. La ville détient la plus forte concentration d’héroïnomanes des États-Unis et le taux de chômage s’élève à 23 %.