6 mai 2015

Tout s'explique

Fin de campagne au Royaume-Uni

Comment sont organisées les élections ?

Les élections générales auront lieu demain pour élire la nouvelle Chambre des communes. En fonction de sa composition et du jeu des alliances, un nouveau Premier ministre sera désigné au Royaume-Uni. Le scrutin est uninominal majoritaire à un tour : le candidat arrivé en tête dans chacune des 650 circonscriptions est élu. Bien qu’il existe un grand nombre de partis en lice, seuls les dirigeants du Parti conservateur et du Parti travailliste ont une chance réelle de s’installer au 10 Downing Street. En poste depuis 2010, David Cameron (droite) tentera de briguer un nouveau mandat de cinq ans face à Ed Miliband (gauche). D’après la Constitution, la reine ne vote pas. Sa mission est de nommer symboliquement le Premier ministre une fois la coalition scellée.

Quels ont été les principaux sujets de la campagne ?

David Cameron et Ed Miliband s’engagent à poursuivre la réduction du déficit, mais s’affrontent sur la méthode. Le premier propose des coupes dans le budget et dans les aides sociales. Le second est partisan de hausses d’impôts visant les plus riches, « ce qui ferait s’évaporer en cinq minutes » le travail du précédent gouvernement, a estimé hier l’actuel ministre des Finances. La campagne a également été marquée par la question de l’immigration, portée par le parti europhobe UKIP et alimentée par les arrivées de migrants en Méditerranée. L’Europe est le troisième thème central, avec la promesse de David Cameron d’organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

Le pays est-il sûr d’avoir une majorité ?

Conservateurs et travaillistes récoltent chacun un tiers des intentions de vote dans les sondages. Comme en 2010, il est probable qu’une coalition soit nécessaire à l’obtention d’une majorité. David Cameron pourrait reconduire son alliance avec les libéraux-démocrates, sans toutefois être sûr d’obtenir une majorité. Les travaillistes peuvent également espérer une alliance avec les « Lib Dems » ou avec le Parti national écossais qui menace ses positions en Écosse. Faute de solution, un nouveau scrutin pourrait se tenir d’ici la fin de l’année.