26 mai 2015

Ça alors

Traquer les pollueurs avec leur ADN

Depuis fin avril, une ONG chinoise affiche dans les rues de Hong Kong les portraits-robots de 27 personnes accusées de s’être débarrassées sur la voie publique de leurs chewing-gums ou mégots de cigarette. Les visages ont été reconstitués à partir d’informations génétiques recueillies sur les déchets. Grâce à un échantillon d’ADN, un laboratoire a pu déterminer le sexe, la couleur de peau, des cheveux, des yeux ou la forme du visage. Les portraits exposés restent imprécis, car l’ADN ne peut révéler ni l’âge ni la coiffure. L’ONG veut faire prendre conscience qu’on laisse des traces en se débarrassant de ses déchets. Aux États-Unis et bientôt en Grande-Bretagne, l’entreprise PooPrints cible les déjections canines. Elle tient un fichier ADN des chiens vivant dans des résidences immobilières qui ont signé un contrat avec elle. En cas de négligence, les déjections sont analysées et exposent les maîtres à des amendes.