15 juin 2015

Tout s'explique

Le robot Philae s’est réveillé

Comment le robot s’est-il rallumé ?

Le 12 novembre, l’atterrisseur Philae réussissait à se poser sur la comète Tchouri, afin d’en étudier la composition, dans le cadre d’une mission de l’Agence spatiale européenne (ESA), une structure intergouvernementale. Pour la première fois depuis le 15 novembre, la sonde spatiale Rosetta, qui avait largué Philae, est parvenue à entrer en contact samedi avec le robot. Celui-ci s’était posé entre des falaises, dans un lieu peu éclairé. Ses panneaux solaires ne recevaient pas assez de lumière pour recharger ses batteries et le robot s’était mis en veille. La comète s’est depuis rapprochée du Soleil, redonnant à Philae suffisamment d’énergie pour envoyer un signal retransmis via Rosetta à l’ESA.

Le contact est-il totalement rétabli ?

La communication entre Rosetta et Philae a été de très courte durée, quelques minutes au lieu de l’heure espérée. L’ESA a déclaré n’avoir reçu que 3,75 % des données restant à envoyer par le robot. Les scientifiques vont maintenant tenter de rapprocher Rosetta de la surface de la comète, actuellement à 200 km, pour améliorer la communication. Cette opération est délicate en raison des poussières émises par Tchouri, qui risquent de leur faire perdre le contrôle de la sonde spatiale. Une fois le contact rétabli, l’ESA espère que la lumière du Soleil sera suffisante pour travailler jusqu’en septembre.

Qu’attend-on de Philae désormais ?

Pour l’instant, Philae va se contenter de mener des activités peu gourmandes en énergie. Le chef de la mission Philippe Gaudon a expliqué à FranceTVInfo que le robot allait se limiter à « des reniflages de gaz, des mesures de température et de magnétisme ». Si une quantité suffisante d’énergie est emmagasinée, Philae pourra reprendre sa mission de forage et d’analyse. L’ambition de l’ESA est d’étudier la comète pour obtenir des informations sur l’origine du système solaire. Les comètes sont nées il y a 4,5 milliards d’années, avant les planètes. L’équipe a déjà conclu de cette mission que l’eau de la Terre n’avait pas été apportée par l’un de ces astres.