18 juin 2015

Ça alors

Pas assez d’hommes derrière les drones

Le programme de drones que l’armée américaine utilise pour ses missions dans des zones de conflit comme l’Irak, la Syrie ou le Yémen, se heurte à un problème de main-d’œuvre. Trop peu nombreux, les pilotes peuvent travailler jusqu’à 12 heures par jour, à faire de la surveillance aérienne et parfois à procéder à des frappes. L’armée peine à recruter et former de nouveaux pilotes. En 2014, ils sont plus nombreux à avoir quitté l’armée pour cause de « burn-out » qu’à l’avoir rejointe. Pour y remédier, l’armée a plus que doublé les primes de ses pilotes et le secrétaire à la Défense Ashton Carter a annoncé la réduction du nombre de missions de 65 à 60 par jour à partir d’octobre. La semaine dernière, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air française avait déclaré que la France souffrait elle aussi d’un effectif insuffisant pour piloter ses drones.