24 juin 2015

C’est leur avis

Le coût caché des JO

Comme Paris hier, Boston s’est lancée dans la candidature à l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Pour l’économiste américain Andrew Zimbalist, les villes organisatrices de grands événements sportifs ne peuvent pas faire une bonne affaire économiquement en s’engageant dans une telle démarche.

« Des projets d’infrastructure plus urgents seront repoussés. Les constructions massives entraîneront des dégradations environnementales. Il y aura des coûts d’opportunité associés au temps, aux ressources et aux terrains consacrés au projet olympique. Il y aura des déficits d’exploitation pour les sites permanents, tels que le vélodrome et le centre aquatique, des années après la fin des Jeux. […] Enfin, il y a un coût inconnu et potentiellement énorme associé à l’exigence pour les villes ou les États de fournir une garantie financière au Comité international olympique (CIO) contre un dépassement des coûts ou une insuffisance de recettes. » Andrew Zimbalist