29 juin 2015

Tout s'explique

Les négociations figées en attendant le référendum grec

Quelles sont les conséquences du contrôle des capitaux ?

Le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé samedi la tenue dimanche 5 juillet d’un référendum. La question portera sur l’acceptation du plan soumis jeudi par les créanciers de la Grèce. La fermeture des banques et le contrôle des capitaux annoncés hier par le gouvernement sont entrés en vigueur aujourd’hui. Des files d’attente se forment depuis cette annonce devant les distributeurs de billets. Les retraits sont limités à 60 euros par jour jusqu’à la réouverture des guichets le 6 juillet. Les virements vers l’étranger ont été interdits. Ces mesures visent à éviter un « bank run » (panique bancaire), des retraits massifs pouvant mettre en danger la solvabilité des banques et les pousser à la faillite.

Les dirigeants européens cherchent-ils à rassurer ?

Réagissant à l’échec des négociations, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est dit aujourd’hui « profondément affligé, attristé par le spectacle qu’a donné l’Europe ». François Hollande s’est montré rassurant sur les conséquences pour l’économie française d’une éventuelle sortie de la Grèce : « Aujourd’hui, l’économie française est robuste, bien plus robuste qu’il y a quatre ans et elle n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire. » Les marchés financiers européens ont été tirés vers le bas par les valeurs bancaires. Le CAC 40 signe sa plus forte baisse de l’année en clôturant à -3,74 %.

Les négociations peuvent-elles reprendre ?

En l’absence d’un remboursement de 1,6 milliard d’euros au FMI avant demain minuit, la Grèce se dirige vers un défaut de paiement. Jean-Claude Juncker a prévenu qu’il n’avait « pas à faire de nouvelles propositions aujourd’hui ». La chancelière allemande Angela Merkel s’est dit prête à de nouvelles négociations « après le référendum ». François Hollande s’est montré le plus ouvert, n’excluant pas une reprise aujourd’hui ou demain des négociations. Passé cette date, le président français a expliqué qu’une résolution de la crise dépendra de la réponse des Grecs au référendum.