1er juillet 2015

C'est leur avis

Un modèle argentin à relativiser

L’exemple de l’Argentine depuis la crise de 2001 montre qu’il « peut y avoir une vie après la dette et le défaut de paiement », estiment le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et le chercheur Martin Guzman. Mais la comparaison de la Grèce avec l’Argentine doit être relativisée en cas de sortie de l’euro.

« Dans une certaine mesure, la Grèce fait face à une situation plus complexe que l’Argentine en 2001. Le défaut de l’Argentine a été accompagné d’une forte dévaluation de sa monnaie qui a rendu le pays plus compétitif et, avec la restructuration de la dette, a créé les conditions d’une reprise soutenue de l’économie. Dans le cas de la Grèce, un défaut et une sortie de l’euro impliqueraient de réintroduire une monnaie nationale. Ce n’est pas pareil de dévaluer une monnaie existante et d’en créer une nouvelle en pleine crise. Cette incertitude supplémentaire a renforcé les moyens de pression de la Troïka sur le gouvernement Tsipras. »