17 juillet 2015

Vu et approuvé

Des réfugiés racontent la rétention

« Il est urgent que les Européens adoptent une politique très ferme qui puisse mettre fin au trafic d’êtres humains en Méditerranée », a déclaré en avril le Premier ministre australien Tony Abbott. Son pays est-il un modèle à suivre en matière d’immigration ? Ce n’est pas l’avis de Safdar Ahmed. Cet artiste australien et spécialiste de l’islam a animé un atelier de dessin dans un centre de rétention près de Sydney, recueillant les témoignages de plusieurs résidents. Il en a fait une bande dessinée que Courrier international a traduite en français. Les réfugiés iraniens, afghans ou birmans que Safdar Ahmed crayonne, essentiellement en noir et blanc, racontent l’inhumanité d’un système qui est là « pour les punir » alors que nombre d’entre eux ont fui la guerre ou des persécutions liées à leur religion ou leur orientation sexuelle. Le récit finit sur une note plus légère lorsque l’un des migrants raconte la joie d’apprendre sa libération.