21 août 2015

C’est leur avis

La protection sociale doit survivre à Uber

La croissance des plateformes collaboratives, comme Uber et Airbnb, bouleverse des professions entières (taxis, hôtellerie, etc.). Elle menace également la protection sociale de ceux qui choisissent ces métiers échappant aux prélèvements sociaux. L’entrepreneur et auteur Nicolas Colin estime dans une interview à Arrêt sur images qu’il faut s’inspirer de ce qui existe déjà pour instaurer un cadre.

« Le modèle des travailleurs indépendants – artisans ou professions libérales – peut être une source d’inspiration, même s’il pèche par son manque de protection. Or les gens ont besoin d’être protégés. On peut regarder également du côté du régime des intermittents qui peut être adapté. Ensuite, il faut examiner le quotidien de ces nouveaux salariés : est-ce que les chauffeurs d’Uber peuvent négocier le moment de leur commissionnement ? Il faut inventer alors le dialogue entre eux et l’opérateur de la plateforme. » Nicolas Colin