18 septembre 2015

Tout s'explique

Les nouveaux programmes scolaires présentés

Quels sont les changements apportés aux programmes du collège ?

La ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a présenté ce midi la nouvelle version des programmes scolaires du CP à la 3e prévus pour la rentrée 2016. C’est la seconde mouture préparée par le Conseil supérieur des programmes, une instance dépendant du ministère. Elle fait suite aux critiques exprimées en avril par plusieurs historiens, intellectuels et par la droite. Ainsi, les Lumières (en 4e) et la chrétienté au Moyen Âge (en 5e) deviendront des thèmes obligatoires. Bruno Le Maire et 152 autres parlementaires de droite et du centre avaient adressé en mai une lettre ouverte au gouvernement s’étonnant notamment que l’enseignement des Lumières soit facultatif. Les professeurs du collège conserveront leur liberté pédagogique sur le choix des lectures en français, mais des thèmes imposés (pièce de théâtre du XVIIe siècle, etc.) seront introduits.

Pourquoi une dictée tous les jours dans le primaire ?

En plus des dix heures hebdomadaires consacrées au français, dix autres heures devraient être dédiées à des activités quotidiennes de lecture, d’écriture et d’expression orale. « La maîtrise des fondamentaux passe par de l’entraînement quotidien, donc à l’école primaire, par une dictée, des exercices de calcul mentaux et de la lecture », a expliqué Najat Vallaud-Belkacem ce matin sur Europe 1. L’objectif est de parvenir à la rédaction autonome d’un « texte correct » de 500 à 1 000 caractères en 5e, puis de 2 000 à 3 000 caractères dès la 4e.

Comment sont conçus les programmes scolaires ?

Les programmes sont du ressort du Conseil supérieur des programmes, composé de parlementaires, représentants du Conseil économique, social et environnemental (assemblée indépendante constituée de chefs d’entreprise, syndicats et associations) et de personnalités qualifiées (professeurs et inspecteurs). Il établit un cahier des charges et s’entoure d’experts. Le projet est ensuite rendu, comme aujourd’hui, au ministre de l’Éducation. Ce dernier mène alors une consultation nationale auprès des professionnels de l’école (professeurs et chefs d’établissement). Une fois arrêtés, les programmes sont soumis au vote consultatif du Conseil supérieur de l’éducation, qui regroupe des professionnels, des parents d’élèves, des lycéens, des étudiants et des partenaires éducatifs de l’État. C’est le ministre qui a le dernier mot.