13 octobre 2015

C’est leur avis

Les effets pervers de l’aide au développement

Le nouveau « prix Nobel d’économie » Angus Deaton a consacré une part importante de son travail à la réduction de la pauvreté. Dans un article de 2013, republié par le site Project Syndicate, il mettait en garde sur les travers de l’aide au développement.

« L’aide extérieure – le transfert d’argent des pays riches aux pays pauvres – a de nombreux aspects positifs, notamment en ce qui concerne les soins de santé qui permettent de sauver de nombreuses vies. Mais cette aide sape également le développement des capacités de l’État qui en bénéficie. […] Réduire l’aide extérieure est un premier pas, tout comme limiter le commerce des armes, améliorer les politiques commerciales et de subventions des pays riches, fournir une assistance technique qui ne soit pas liée à l’aide et mettre au point des traitements plus efficaces pour des maladies qui n’affectent pas les pays riches. Nous ne pouvons pas aider les pauvres en affaiblissant encore plus des gouvernements déjà faibles. » Angus Deaton