15 octobre 2015

Ça alors

Ikea comme indicateur de moralité

Pour améliorer son image, l’Ukraine en appelle à Ikea. Interrogé par le quotidien suédois Dagens Industri, le ministre de l’Économie ukrainien Aivaras Abromavicius a plaidé hier pour qu’un magasin de la chaîne d’ameublement nordique s’installe dans son pays. Cette implantation démontrerait le sérieux du nouveau gouvernement dans la lutte contre la corruption. « Ce serait un symbole important, du fait de sa bonne réputation et parce que cette entreprise ne verse pas de pots-de-vin », dit-il. Le ministre se réfère à un épisode survenu en 2009, lorsqu’Ikea avait abandonné le projet d’ouvrir son premier magasin dans le pays. Plusieurs médias ukrainiens et suédois avaient révélé que l’entreprise s’était heurtée à des demandes de pots-de-vin. Le groupe revendique un code de conduite irréprochable. Fin 2010, le fondateur Ingvar Kamprad avait lui-même pointé des problèmes de corruption en Russie.