16 octobre 2015

C’est leur avis

Le syndrome de Tom et Jerry pour rendre compte du Proche-Orient

La couverture du conflit israélo-palestinien se réduit souvent à une succession de violences. Acrimed, un site de critique des médias, republie une tribune écrite en 2012 par Julien Salingue, docteur en sciences politiques. Il y décrit un « syndrome de Tom et Jerry ».

« Tom et Jerry sont en conflit permanent. […] Le spectateur rit de bon cœur, mais il reste dans l’ignorance : il ne sait pas pourquoi ces deux-là se détestent, on ne lui a jamais expliqué pourquoi Tom et Jerry ne peuvent pas parvenir à une trêve durable, voire une paix définitive. La comparaison a ses limites, mais il n’est sans doute pas exagéré de considérer que les grands médias, notamment audiovisuels, nous offrent souvent, lorsqu’il s’agit du Proche-Orient, une information digne de Tom et Jerry. […] Pourquoi ces deux-là se détestent-ils ? Bien souvent, le public n’aura pas de réponse. Il devra se contenter d’une couverture médiatique qui se focalise sur la succession des événements, sans s’interroger sur les causes profondes. » Julien Salingue