26 octobre 2015

Ça alors

Les médias indésirables à Nauru

Un journaliste australien a pu se rendre la semaine dernière sur la petite île de Nauru, dans le Pacifique, où un centre de rétention accueille 600 demandeurs d’asile (majoritairement afghans, sri-lankais, irakiens et iraniens) refoulés par l’Australie, à 3 000 km de là. Chris Kenny est le premier reporter étranger à y accéder depuis 18 mois. Son passé de chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères et son « soutien bien connu à une politique stricte de contrôle des frontières » lui ont donné de « bonnes chances d’y parvenir », écrit-il dans le journal qui l’emploie. Pour dissuader les journalistes étrangers de visiter le centre, le gouvernement nauruan a fixé en janvier 2014 le prix de leur visa à plus de 5 000 euros, sans garantie de l’obtenir. L’ONG Save the Children a dénoncé les violences subies par plusieurs migrants sur l’île. L’Australie verse plus de 26 millions d’euros par mois à Nauru en échange de l’accueil des clandestins qu’elle expulse.