12 novembre 2015

Ça alors

Syriza soutient la grève contre son gouvernement

La Grèce a connu aujourd’hui sa première grève générale depuis l’arrivée d’Alexis Tsipras à la tête du pays en janvier. Le mouvement bénéficie d’un soutien inhabituel : celui de Syriza, le parti au pouvoir. La formation du Premier ministre a appelé les Grecs à suivre « massivement » le mot d’ordre des syndicats et à se mobiliser contre des « politiques antisociales, d’un néolibéralisme extrême ». Une manière d’affirmer que le gouvernement met celles-ci en œuvre sous la contrainte des créanciers du pays. Alexis Tsipras a accepté en juillet un programme de réformes drastiques en échange d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros sur trois ans. La grève a été décidée alors que la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international ont dépêché à Athènes des représentants chargés de contrôler la bonne application des mesures promises.