1er décembre 2015

Ça alors

Pékin en alerte pollution

Hier, alors même que la COP21 ouvrait ses portes, Pékin connaissait un pic de pollution. Dans la capitale chinoise, la densité de particules dangereuses était de 570 microgrammes par mètre cube d’air, soit près de 23 fois celle jugée acceptable par l’Organisation mondiale de la santé (25 microgrammes). À Paris, un pic de pollution est déclaré à partir de 50 microgrammes. Le froid oblige la Chine, déjà premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, à faire tourner à plein régime ses centrales à charbon pour le chauffage. La pollution est amplifiée par la faiblesse des vents qui empêche l’évacuation de l’air. Les particules fines pénètrent dans les poumons et sont à l’origine de centaines de milliers de décès prématurés en Chine. Le ministre de l’Environnement a déclaré dimanche qu’une amélioration sensible de l’air ne sera possible que si la pollution est réduite de 30 % à 50 %.