• L’état d’urgence restera en place « jusqu’à ce que l’on puisse se débarrasser de Daech », a déclaré Manuel Valls lors d’une interview à la BBC. Il a plus tard précisé que le dispositif pourrait être prolongé « le temps qu’il faudra », mais qu’il ne s’agissait « en aucun cas » de l’étendre indéfiniment.

  • Le Conseil d’État a suspendu une assignation à résidence – et condamné l’État à 1 500 euros d’amende – pour la première fois depuis la proclamation de l’état d’urgence le 13 novembre. L’institution a estimé qu’« aucun élément » produit par le ministère de l’Intérieur ne prouvait que l’homme visé par la procédure appartenait à la mouvance islamiste radicale.

  • Vingt parlementaires du parti Les Républicains ont annoncé dans une tribune du Figaro qu’ils voteraient contre la révision constitutionnelle qu’ils jugent « inutile » pour faire évoluer le régime de l’état d’urgence et permettre la déchéance de nationalité. Ils jugent qu’inscrire dans la Constitution une distinction entre les Français uninationaux et binationaux envoie à ces derniers « un signal de défiance ».

  • Christine Lagarde a annoncé ce matin sur France 2 son intention de se porter candidate à un deuxième mandat à la tête du FMI, dont elle est la directrice générale depuis 2011. Son mandat actuel prend fin le 5 juillet et elle n’a pour l’instant aucun concurrent sérieux.

  • Le Conseil constitutionnel a partiellement invalidé hier le dispositif du tiers payant généralisé qui devait permettre de ne plus avancer de frais chez le médecin d’ici fin 2017. Il ne s’appliquera pas aux frais pris en charge par les mutuelles, mais seulement à ceux remboursés par l’Assurance maladie.

  • La Tunisie a décrété un couvre-feu nocturne sur tout son territoire en réaction aux violences commises dans la région de Kasserine, où des rassemblements contre la précarité ont lieu depuis plusieurs jours. Un chômeur y a trouvé la mort accidentellement lors d’une manifestation et un policier y a été tué en dispersant la foule.