• Hausse des signalements pour radicalisation. 8 250 personnes ont été repérées par leur entourage ou les services de l’État pour repli identitaire, apologie du terrorisme ou hostilité envers les institutions, soit un doublement depuis mars 2015. « Le déclencheur est dans 95 % des cas lié à un contact humain », précise l’unité de la Police nationale coordonnant la lutte antiterroriste à l’origine de l’étude.

  • Abandonner Schengen coûterait cher. Réintroduire de façon permanente des contrôles aux frontières coûterait un à deux milliards d’euros par an à la France et même 10 milliards à plus long terme, estime un rapport de France Stratégie, organisme de réflexion lié au Premier ministre. L’économie du pays serait affectée par la baisse de la fréquentation touristique, l’impact sur les travailleurs frontaliers et les freins au transport de marchandises.

  • Manifestations interdites à Calais. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé l’interdiction des manifestations pouvant créer « des troubles à l’ordre public » à Calais. La branche française du mouvement islamophobe allemand Pegida avait prévu de défiler ce week-end dans la ville où plusieurs milliers de migrants sont rassemblés dans l’espoir de rejoindre le Royaume-Uni.

  • Deux commerces musulmans attaqués en Corse. Une boucherie et une sandwicherie halal ont été visées par des tirs d’armes automatiques cette nuit à Propriano. Manuel Valls a dénoncé « des actes intolérables qui imposent notre condamnation unanime ».

  • L’Espagne en quête d’un gouvernement. Le roi d’Espagne Felipe VI a proposé hier soir au secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol Pedro Sanchez de tenter de former un gouvernement d’ici début mars. Mariano Rajoy, chef du parti de droite arrivé en tête des élections législatives du 20 décembre, a renoncé le 21 janvier à composer une majorité.