• Castro à Paris. Lundi, Raul Castro a effectué sa première visite en Europe (à l’exception du Vatican où il s’était rendu en mai) depuis qu’il a succédé à son frère Fidel à la tête de Cuba en 2008. « François Hollande, on le sait, pratique une diplomatie économique sans aucun complexe, analyse Vincent Giret dans sa chronique économique sur France Info. Tout est bon à prendre pour le président, même un petit marché exsangue de 11 millions d’habitants, miné par un demi-siècle d’économie socialiste dans sa version étatique la plus bureaucratique. »

  • Lancement des primaires américaines. Lundi, Ted Cruz a remporté le caucus de l’Iowa chez les Républicains avec 27,6 % des voix, devant Donald Trump (24,3 %) et Marco Rubio (23,1 %). Côté démocrate, Hillary Clinton (49,8 %) a obtenu une courte victoire sur Bernie Sanders (49,6 %). « Je pense que cette défaite de Donald Trump dans l’Iowa va lui rendre la vie très difficile, a déclaré sur France Inter la politologue Nicole Bacharan, parce que son positionnement c’est “je suis un gagnant”. Que devient un gagnant le jour où il perd ? »

  • Tentative de coalition de gauche en Espagne. Mardi, le roi d’Espagne a demandé au leader socialiste espagnol Pedro Sanchez, dont le parti est arrivé deuxième aux législatives de décembre, de tenter de former un gouvernement. Monter une coalition avec le parti de gauche anti-austérité Podemos ne sera pas simple. « La difficulté avec Podemos, c’est précisément qu’ils veulent prendre la place des socialistes et les marginaliser, un peu comme, en Grèce, Syriza avec le vieux Pasok », estime l’analyste politique Rafa de Miguel.

  • Renforcement de la lutte antiterroriste. Mercredi, le projet de réforme de la procédure pénale facilitant les perquisitions et la surveillance des communications a été présenté en Conseil des ministres. Le Défenseur des droits Jacques Toubon y a manifesté sa vive opposition dans le Monde : « On entre dans l’ère des suspects ! Ce ne sont pas des petites mesures, cela affecte la liberté d’aller à venir, le droit à la vie privée et à la correspondance privée, ou la liberté de travailler ou d’étudier. »

  • Les VTC dans la rue. Mercredi, plusieurs dizaines de chauffeurs ont lancé un mouvement – qui se poursuivait hier – pour protester contre les mesures de contrôle des plateformes de VTC promises par le gouvernement lors de la grève des taxis de la semaine dernière. « On va passer à l’étape suivante, on va casser, on va brûler. Cent cinquante taxis ont mis les ministres à genoux ! On a l’impression que l’État nous sacrifie comme des moutons pour faire vivre les taxis », a déclaré Ali Souei, fondateur d’une entreprise de transports présent dans la manifestation.

  • L’ONU au secours d’Assange. Jeudi, une instance de l’ONU a estimé que le patron de WikiLeaks, réfugié depuis 2012 dans l’ambassade de l’Équateur à Londres, était en « détention arbitraire » au Royaume-Uni. L’activiste australien espère que cette annonce symbolique poussera les autorités britanniques à renoncer à l’extrader vers la Suède où il est soupçonné de viol. « La décision en elle-même n’est pas contraignante, mais elle l’est de façon indirecte », a déclaré Xabier Celaya, porte-parole de l’ONU.

  • IVG et contraception face au virus Zika. Vendredi, l’ONU a demandé aux pays touchés par le virus Zika, soupçonné de provoquer des malformations congénitales, d'autoriser l'avortement et la contraception. « Comment peuvent-ils demander à ces femmes de ne pas tomber enceintes, mais ne pas leur offrir la possibilité d’empêcher la grossesse ? », a déclaré Cécile Pouilly, porte-parole de l’ONU.