12 février 2016

C'est leur avis

L’illusion d’une gauche rassemblée

Malgré le retour d’écologistes dans le gouvernement nommé hier, le remaniement illustre la fracture de la gauche, estime Joëlle Meskens, correspondante à Paris du journal belge le Soir.

« La débauche d’Emmanuelle Cosse, à qui l’on a offert un référendum local sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ? Ce n’est qu’un leurre grossier pour faire croire que les Verts sont de retour. Aussitôt nommée, la patronne des écologistes a d’ailleurs dû rendre son tablier de cheffe de parti. Un parti plus en miettes que jamais. Aucun “frondeur” ne monte dans l’attelage. Nulle Martine Aubry non plus à l’horizon qui réconcilierait une certaine gauche avec elle-même. Quant au retour de Jean-Marc Ayrault, il signe l’absence de troupes. Pour trouver une personnalité d’expérience capable de succéder à Laurent Fabius pour piloter la diplomatie, il a fallu battre le rappel d’un homme que le même François Hollande avait congédié de Matignon, il y a moins de deux ans, parce qu’il n’avait pas convaincu ! » Joëlle Meskens