• Inquiétude en Asie du Nord-Est. La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir réussi à placer en orbite un satellite au moyen d’un tir de fusée longue portée. Les États-Unis, qui soupçonnent un essai de missile intercontinental déguisé, se sont dits prêts à installer leur système antimissile THAAD en Corée du Sud. « Nous voudrions voir ce déploiement aussi vite que possible », a indiqué Peter Cook, porte-parole du Pentagone.

  • L’affaire Cahuzac au tribunal. Le procès pour fraude fiscale de Jérôme Cahuzac et de son ex-épouse s’est ouvert lundi, avant d’être reporté mercredi au 5 septembre. Révélée fin 2012, l’affaire avait poussé le gouvernement à faire voter une loi contre la fraude fiscale et une loi pour la transparence de la vie publique. « L’affaire a servi d’électrochoc, selon Daniel Lebègue, président de l’ONG Transparency International France. Qu’un ministre du Budget en personne puisse frauder… On s’est dit que quelque chose n’allait pas. »

  • Coup dur pour l’environnement. La Cour suprême des États-Unis a suspendu mardi le plan climat de Barack Obama visant à fermer plusieurs centrales à charbon et à développer la production électrique d’origine solaire et éolienne. « La décision de la Cour suprême est profondément décevante, a réagi le candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine Bernie Sanders. Il n’y a pas de temps à perdre dans le combat contre le changement climatique. »

  • Les parlementaires divisés sur la déchéance de nationalité. L’Assemblée nationale a voté mercredi le projet de révision constitutionnelle par 317 voix contre 199. Les élus Les Républicains, majoritaires au Sénat, ont annoncé leur intention de modifier le texte afin de limiter la déchéance de nationalité aux binationaux. Pour François Zocchetto, président du groupe centriste au Sénat, « c’est au président de la République de constater à un moment qu’il n’y a pas d’accord massif sur le sujet et de dire “bon, voilà, c’était une idée, j’ai essayé, mais en fait ce n’était pas une si bonne idée que cela” ».

  • Remaniement ministériel. L’Élysée a annoncé jeudi la composition du troisième gouvernement de Manuel Valls. Nommé aux Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault remplace Laurent Fabius, en partance pour la présidence du Conseil constitutionnel, la ministre de la Culture Fleur Pellerin est évincée et les écologistes, Emmanuelle Cosse en tête, font leur retour au gouvernement. « Ce n’est pas du tout un dispositif de reconfiguration d’une majorité gouvernementale, c’est un dispositif tactique et cynique pour essayer de faire de la politique de bas étage », a commenté David Cormand, nouveau dirigeant d’EELV.