• Tensions en Corse. Le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni et celui de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ont condamné dimanche le comportement de la police lors des affrontements ayant suivi le match de football Reims-Bastia la veille. Lundi, le premier a même évoqué un « racisme anticorse ». « L’impression d’un dénigrement systématique de la Corse et des Corses est partagée par énormément de personnes, probablement par une très grande majorité des insulaires », a déclaré au Monde Didier Rey, maître de conférences en histoire à l’université de Corse à Corte.

  • Hôpitaux et écoles bombardés en Syrie. Des tirs de missiles ont tué au moins 50 personnes lundi dans le nord de la Syrie, en frappant des écoles et des centres médicaux. « Il y a une politique délibérée de toucher les hôpitaux pour semer la terreur, pour éviter que les combattants soient pris en charge, pour que les populations civiles quittent la zone », a déclaré sur France Inter Isabelle Defourny, vice-présidente de Médecins sans frontières, en visant la Russie et le régime de Damas.

  • Nicolas Sarkozy mis en examen. L’ancien chef de l’État a été mis en examen mardi pour financement illégal de sa campagne de 2012. « Cette affaire fait énormément de mal à la politique, quels que soient les coupables et quelle que soit l’issue de l’enquête », a déclaré le député Les Républicains Henri Guaino sur BFMTV.

  • Attentat en Turquie. Un attentat à la voiture piégée a tué 28 personnes mercredi à Ankara. Il a été revendiqué hier par un groupe kurde dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), qui dénonce les frappes menées par la Turquie en Syrie depuis le début de la semaine. Selon le chercheur français Didier Billon, directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques, « les autorités turques ont une obsession : éviter en Syrie une situation identique à celle qui a permis de constituer une zone kurde autonome en Irak. »

  • Frappes aériennes en Libye. L’aviation américaine a bombardé hier un camp de l’organisation État islamique près de la frontière tunisienne pour éliminer des terroristes impliqués dans les attentats de 2015 en Tunisie. « Au sujet de la Libye, j’ai dit clairement depuis le début que nous allions poursuivre l’État islamique où qu’il se trouve, comme nous l’avons fait avec Al-Qaïda, avait déclaré mardi Barack Obama. Nous continuerons à agir là où nous aurons un plan et une cible clairs. »