22 février 2016

Tout s'explique

La campagne du « Brexit » a commencé

Quelles concessions le Royaume-Uni a-t-il obtenues de l’Europe ?

Le Premier ministre britannique David Cameron a présenté cet après-midi devant la Chambre des communes l’accord de vendredi soir avec les chefs d’État européens sur ses demandes en vue du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Il a annoncé samedi qu’un référendum sur la question se tiendrait le 23 juin. Le Royaume-Uni a notamment obtenu la possibilité de mettre en place pendant sept ans un dispositif de réduction de certaines aides sociales aux migrants issus de l’Union européenne.

Sur qui Cameron peut-il s’appuyer ?

Fort de cet accord, David Cameron entame aujourd’hui sa campagne en faveur du maintien dans l’UE. Le Financial Times explique ce matin que la vice-présidente du Parti conservateur négocie actuellement avec le patronat pour publier une lettre ouverte signée par des grandes entreprises défendant les avantages dont bénéficie le Royaume-Uni dans l’UE. Le quotidien assure qu’elle a déjà le soutien de Shell, BAE, Rio Tinto, Virgin et HSBC. Globalement, les grands groupes, tournés vers l’extérieur, souhaitent éviter le « Brexit ». Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste, s’est rangé du côté du maintien, tout comme la Première ministre d’Écosse Nicola Sturgeon.

Qui sont les adversaires de David Cameron ?

Les voix les plus critiques à l’égard du Premier ministre se trouvent dans son propre camp. Six ministres ont annoncé samedi qu’ils allaient faire campagne en faveur d’une sortie de l’UE. Le maire de Londres Boris Johnson, probable candidat à la succession de David Cameron à la tête des conservateurs, a annoncé hier qu’il rejoignait le camp du « Brexit ». Un échec du Premier ministre à convaincre les Britanniques le placerait dans une situation idéale. Plusieurs personnalités du monde économique, comme le fondateur de l’équipementier Reebok, font également campagne pour la sortie de l’UE.