25 mars 2016

Tout s'explique

Bonnes nouvelles économiques, malgré la progression du chômage

Pourquoi la croissance de 2015 est-elle un peu meilleure que prévu ?

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a revu ce matin à la hausse, de 1,1 % à 1,2 %, la croissance enregistrée en 2015. L’Insee estime que cette amélioration s’explique principalement par la baisse du prix du pétrole. Le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué ce matin que la croissance serait « encore meilleure en 2016 », sans plus de précision.

Et le déficit budgétaire moins important ?

Parallèlement, l’Insee a réévalué à 3,5 % du PIB le déficit public enregistré par la France en 2015, au lieu des 3,8 % pronostiqués par la Commission européenne en fin d’année. Cet écart positif représente trois milliards d’euros. Les taux d’intérêt très bas auxquels l’État emprunte sur les marchés ont permis d’économiser un milliard d’euros. Les deux autres milliards ont été apportés par les repentis fiscaux ayant contacté le service de régularisation de Bercy créé en 2013. La baisse du déficit n’est donc pas liée à des économies sur le fonctionnement de l’État.

Comment le gouvernement explique-t-il la forte hausse du chômage ?

Le chômage est reparti à la hausse en février, d’après les chiffres publiés hier par Pôle emploi. Le nombre de chômeurs en catégorie A (sans aucune activité durant le mois) a augmenté de 38 400 personnes, soit une hausse de 1,1 %. C’est le quatrième plus mauvais résultat du quinquennat. La ministre du Travail Myriam El Khomri a expliqué qu’il s’agissait du passage dans la catégorie A de personnes qui le mois précédent avaient exercé une activité réduite (catégories B et C). Ces 12 derniers mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 2,5 %.