• La Belgique frappée par le terrorisme. Deux attentats revendiqués par le groupe État islamique ont fait au moins 31 morts mardi à l’aéroport de Zaventem, près de Bruxelles, et dans une station de métro de la capitale belge. « Les autorités et les spécialistes de la question redoutaient ce genre d’attaque sur le territoire belge, explique Didier Leroy, chercheur à l’École royale militaire de Bruxelles. Tout simplement parce que la Belgique, en termes proportionnels, a fourni le contingent de combattants étrangers le plus important en Syrie et en Irak à l‘échelle de l’Union européenne. Et Bruxelles est une cible hautement symbolique, comme le montrent d’ailleurs les endroits qui ont été pris pour cible. »

  • Une même cellule pour Paris et Bruxelles. Najim Laachraoui a été identifié mercredi comme l’un des kamikazes de l’aéroport. Il était suspecté d’être l’artificier des attentats du 13 novembre depuis que son ADN avait été retrouvé sur des engins explosifs utilisés par les terroristes de Saint-Denis et du Bataclan. Le réseau qui a commis les attentats de Paris et de Bruxelles « est en voie d’être anéanti », a déclaré François Hollande, mais « il y a d’autres réseaux ».

  • 20 ans après Srebrenica. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a condamné jeudi l’ancien leader des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic à 40 ans de prison pour génocide. Pour le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein, ce procès « devrait donner matière à réfléchir aux dirigeants, en Europe et ailleurs dans le monde, qui cherchent à exploiter les sentiments nationalistes et à se servir des minorités comme boucs émissaires pour des problèmes sociaux plus larges ».

  • Violences sur vidéo. L’inspection générale de la police nationale a été saisie jeudi après la diffusion d’une vidéo où l’on voit un policier frapper un adolescent en marge de la manifestation contre la loi Travail. « Avec tout ce qui se passe en termes de manifestation et de menaces terroristes, mes collègues sont très fatigués, à bout de nerfs, a déclaré sur RMC Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat de police Unité SGP Police-FO. Je n’excuse pas, mais des choses peuvent expliquer. »