• Attentat au Pakistan. Un kamikaze a tué plus de 70 personnes dimanche dans un parc de Lahore, au Pakistan. Un groupe appartenant à la mouvance des talibans pakistanais a revendiqué l’attentat et déclaré avoir ciblé les chrétiens. « Les musulmans restent de loin les premières victimes du terrorisme au Pakistan, rappelle Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS. Le Jamaat ul-Ahrar a spécifiquement revendiqué une attaque contre les chrétiens en ce jour de Pâques, mais quand on perpètre un attentat-suicide dans un parc, près d’un manège pour enfants, on sait très bien qu’on va toucher tout le monde. »

  • Le salaire qui fâche. Le ministre des Finances Michel Sapin a estimé mardi que le quasi-doublement du salaire de Carlos Tavares était « dommageable ». Le patron du groupe automobile PSA Peugeot Citroën s’est justifié en déclarant : « J’avais une mission claire : redresser PSA. C’est fait. » Jeudi, sur RTL, le Premier ministre Manuel Valls a lui aussi critiqué l’augmentation de sa rémunération de 2,75 millions à 5,24 millions d’euros : « C’est un grand patron qui a permis le rétablissement de PSA avec le soutien de l’État et les efforts des salariés. Aujourd’hui PSA va mieux, embauche. Le dialogue social a été fructueux. Mais tout geste qui s’éloigne d’une forme d’exemplarité est un mauvais signe. »

  • La révision constitutionnelle enterrée. François Hollande a annoncé mercredi l’abandon du projet de réforme constitutionnelle. Il a pointé la responsabilité du Sénat (majoritairement à droite), qui a refusé de voter la déchéance de nationalité dans les mêmes termes que l’Assemblée nationale (majoritairement de gauche), une condition nécessaire à l’inscription de cette mesure dans la Constitution. « Du point de vue de l’opinion, qui ne sait pas tout des arcanes du débat parlementaire, cela restera comme une annonce solennelle du président qui, quatre mois après, n’a rien donné », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondage Ifop.

  • Mobilisation en hausse contre la loi Travail. Entre 390 000 et 1,2 million de personnes ont manifesté jeudi dans toute la France contre la loi El Khomri réformant le Code du travail. « La jeunesse et les étudiants, en plein questionnement sur leur relation au travail, semblent prendre au mot la ministre et ses promesses de créer des emplois, observe dans Le Monde Patrick Cingolani, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot. Sur Internet, mais pas que là, on prend le texte, on l’examine, on l’analyse et on le critique en partant du concret. C’est une sorte de nouvelle sensibilité politique qui sort de l’idéologie. »