7 avril 2016

Ça alors

Le patron de la Société Générale accusé de faux témoignage

Plusieurs sénateurs communistes ont demandé hier une réunion du Bureau du Sénat pour examiner les déclarations du directeur général de la Société Générale Frédéric Oudéa, qu’ils accusent de faux témoignage. En 2012, le banquier avait déclaré sous serment devant une commission d’enquête du Sénat que son groupe s’était retiré du Panama. Or, la révélation des « Panama Papers » montre que la Société Générale a créé 979 sociétés offshore pour ses clients via le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca entre 1977 et 2015. Plusieurs dizaines existent encore. Le Bureau du Sénat pourra décider de saisir la justice. Un faux témoignage devant une commission d’enquête parlementaire est passible de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Le sénateur communiste Éric Bocquet a déjà saisi David Koubbi, un avocat que la Société Générale connaît bien puisqu’il est celui de son ancien trader Jérôme Kerviel.