19 avril 2016

C’est leur avis

En Grèce, les réfugiés deviennent fous

Environ 11 000 migrants vivent dans des conditions déplorables à Idomeni, à la frontière de la Grèce avec la Macédoine, bloqués depuis la fermeture de la route des Balkans en mars. Le photojournaliste turc de l’AFP Bülent Kiliç s’indigne d’une situation qui rend folles ces personnes fuyant la guerre.

« Certains végètent ici depuis deux ou trois mois. Ils n’ont rien d’autre à faire qu’attendre, dans l’incertitude totale. […] Alors ils perdent la raison. Ce n’est pas étonnant. Vous aussi vous deviendriez fou à leur place. […] La pestilence est omniprésente. Des enfants tombent malades. J’ai déjà vu des choses pareilles dans des zones de guerre. Mais ici nous sommes en Grèce, un pays en paix dans l’Union européenne, et des gens y vivent exactement comme s’ils étaient restés au cœur de la Syrie ! Cet endroit, c’est vraiment la honte de l’Europe. » Bülent Kiliç