• Tensions dans les manifestations. Des affrontements avec les forces de l’ordre ont terni le défilé parisien du 1er-Mai, auquel participaient conjointement FO et la CGT pour la première fois depuis 2009. Selon Olivier Fillieule, professeur de sciences politiques à l’université de Lausanne, « si la méthode des arrestations ciblées, conduites par de petites unités de projection, a pu faire ses preuves, elle est aujourd’hui utilisée à contre-emploi. Non pas pour faire retomber la tension, mais pour faire du chiffre, c’est-à-dire dans un but politique qui entre en totale contradiction avec les nécessités du maintien de l’ordre ».

  • Traité avec précaution. La branche néerlandaise de l’association environnementale Greenpeace a publié lundi 248 pages de documents liés aux négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TTIP ou Tafta) entre les États-Unis et l’Europe. Elle dénonce un nivellement vers le bas des normes sanitaires et environnementales. « À ce stade » des négociations, « la France dit non » au traité, a déclaré François Hollande mardi.

  • Trump s’impose. Après sa victoire mardi dans l’Indiana et l’abandon de ses deux derniers adversaires, Donald Trump est assuré d’être le candidat républicain à la présidentielle américaine. De nombreux cadres du parti conservateur estiment qu’il n’a aucune chance de remporter la course à la Maison-Blanche. « Les élus du Parti républicain qui en temps normal sauteraient sur l’occasion d’obtenir un poste de vice-président fuient Trump, note le professeur de droit américain Anthony Gaughan. Comme l’a raillé le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, concourir comme vice-président de Trump, c’est “comme prendre un billet pour le Titanic”. »

  • L’exception Londres. Alors que le Labour a subi un nouveau revers lors des élections locales et régionales britanniques, le travailliste Sadiq Khan a remporté vendredi l’élection municipale de Londres, devenant le premier maire musulman d’une capitale occidentale. « Il pourrait devenir le premier Premier ministre musulman de Grande-Bretagne », écrit l’éditorialiste de l’Independent Amol Rajan.