• À deux voix près. Vingt-quatre heures après la décision de Manuel Valls de faire passer la loi Travail sans vote de l’Assemblée nationale, le député socialiste d’Indre-et-Loire Laurent Baumel a déclaré que les « frondeurs » n’avaient pu réunir que 56 des 58 parlementaires nécessaires (10 % de l’hémicycle) pour déposer une motion de censure de gauche. « On n’a pas voulu voter la motion de censure de la droite, parce qu’on n’a pas voulu être dans une forme d’incohérence politique sur le fond », a-t-il précisé.

  • Sociétés-écrans. Le Crédit agricole a affirmé qu’il ne créait plus et n’administrait plus de sociétés offshore pour ses clients depuis 2015. La banque a réagi à une enquête publiée ce matin dans Le Monde s’appuyant sur les « Panama Papers ». Selon le quotidien, qui avait précédemment ciblé la Société générale, ces documents issus des dossiers d’un cabinet d’avocats panaméens révèlent que le Crédit agricole a administré « pas moins de 1 129 structures offshore » et BNP Paribas 468 sociétés.

  • France et Proche-Orient. Devant l’Assemblée nationale, Manuel Valls a regretté que la France ait voté le 14 avril une résolution de l’Unesco contenant selon lui « des formulations malheureuses ». Le conseil exécutif de l’organisation onusienne avait adopté une décision visant à « sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est » évoquant des « agressions constantes commises par les Israéliens contre les civils ».

  • Mariage gay à l’italienne. Les députés italiens ont voté la confiance au gouvernement de Matteo Renzi sur la loi créant une union civile pour les homosexuels. Le texte, qui donne un statut aux couples de même sexe dans le dernier grand pays d’Europe occidentale où ils n’en avaient encore aucun, doit être adopté définitivement dans la soirée.