• Diète grecque. Le parlement grec a voté dans la nuit de dimanche à lundi une nouvelle série de réformes réclamées par les créanciers du pays comprenant une réduction des retraites les plus élevées et une augmentation des taxes et des impôts sur les moyens et hauts revenus. « Les résultats de 2015, notamment en termes de finances publiques, montrent que les engagements pris ont été respectés, estime le directeur général du Trésor français Bruno Bézard dans une interview aux Échos. L’Eurogroupe vient de constater que ces efforts sont réels et d’en tirer la conclusion qu’il fallait commencer à discuter sur la dette : c’est très positif. »

  • Sexisme en politique. Mediapart et France Inter ont publié lundi les témoignages de huit femmes accusant le député écologiste Denis Baupin de harcèlement et d’agression sexuels. L’élu a démissionné de son poste de vice-président de l’Assemblée nationale et a porté plainte pour diffamation contre les deux médias. Interrogée par Francetv Info, Catherine Le Magueresse, juriste et ancienne présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail explique que les femmes peinent souvent à dénoncer le sexisme en politique, car « nombre d’entre elles se disent que si elles répondent à chaque blague sexiste, elles vont perdre toute leur énergie. Elles ne veulent pas passer pour des victimes ou pour des “féministes de base”, alors elles laissent passer, retardant encore plus toute dénonciation. ”

  • Gauche divisée. Confronté à l’opposition de plusieurs dizaines de députés socialistes hostiles à sa loi Travail, le gouvernement a décidé mardi d’utiliser l’article 49.3 pour faire passer le texte sans le vote de l’Assemblée nationale. “ En général, à un an d’une élection présidentielle, on se rassemble ”, explique sur Europe 1 Bernard Sananès, politologue et président du cabinet d’études Elabe. Selon lui, la division actuelle au sein du Parti socialiste donne “ le sentiment qu’une grande partie de la gauche considère que c’est perdu, et que ce soit perdu maintenant ou que ce soit perdu dans un an, ça ne change rien ”.

  • Rousseff écartée. Les sénateurs brésiliens ont voté jeudi à 55 voix contre 22 pour la suspension temporaire de la présidente Dilma Rousseff. Celle-ci pourrait être destituée à l’issue d’un jugement qui aura lieu dans les six prochains mois. “ La procédure a créé encore plus de polarisation politique et elle ne va pas aider le pays à retrouver le chemin de la croissance, estime dans L’Obs Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il ne faut pas oublier qu’aux yeux des Brésiliens il y a surtout une crise économique : le chômage augmente, la croissance n’existe plus…”