19 mai 2016

Tout s’explique

Records de chaleur depuis le début de l’année

Quels sont les records enregistrés en 2016 ?

Deux indicateurs de référence publiés ces derniers jours ont fait état de nouveaux records de chaleur. Hier, l’Agence américaine océanique et atmosphérique a indiqué que le mois dernier avait été le mois d’avril le plus chaud enregistré sur Terre depuis le début des relevés de température en 1880. Il s’agit par ailleurs du douzième mois consécutif au cours duquel un record est battu. L’agence précise que c’est le signe d’une accélération du réchauffement climatique. Samedi, la Nasa a publié des données similaires : le mois d’avril a été le plus chaud et il s’agit du septième record mensuel d’affilée, selon les données de l’agence spatiale américaine.

Comment sont-ils expliqués ?

La plupart des experts avancent la conjonction de deux événements climatiques : d’abord le réchauffement global de la planète puis le phénomène climatique El Niño, particulièrement actif cette année. Se formant dans le Pacifique tous les cinq à sept ans, il perturbe le régime des vents et provoque de fortes sécheresses dans certaines régions du monde (Asie du Sud-Est, Amérique du Nord-Ouest, etc.). El Niño a ainsi contribué à la propagation du vaste incendie qui ravage l’État canadien de l’Alberta depuis le début du mois.

Où en est la mise en œuvre de l’accord de Paris ?

Les délégués de 195 pays sont rassemblés à Bonn depuis lundi. Ils ont pour objectif de mettre en place un cadre après le compromis adopté mi-décembre à Paris lors de la conférence sur le climat (COP21). Pour l’instant, les engagements des pays à réduire leurs émissions de CO2 permettent de limiter l’augmentation de la température de la Terre à trois degrés d’ici 2100 (par rapport à 1880). C’est insuffisant par rapport à la limite de deux degrés négociée en décembre.