• Sur le fil. L’écologiste Alexander Van der Bellen a été élu président de l’Autriche avec 50,3 % des voix devant le candidat de l’extrême droite Norbert Hofer. Les deux hommes ont été départagés par les votes par correspondance (14 % de l’électorat) dépouillés aujourd’hui. En Autriche, le pouvoir est entre les mains du chancelier (poste occupé depuis le 17 mai par le social-démocrate Christian Kern), mais le président peut le révoquer.

  • Grève des transports. La CGT RATP, premier syndicat du groupe de transports de l’agglomération parisienne, a appelé à une grève illimitée à partir du 2 juin. Les revendications portent à la fois sur la réouverture des négociations salariales annuelles et sur le retrait du projet de loi Travail.

  • Le PS ciblé à Grenoble. Des tirs d’arme à feu ont visé cette nuit le siège de la fédération iséroise du Parti socialiste à Grenoble. Neuf impacts de calibre 9 mm ont été relevés sur le rideau de fer baissé du bâtiment. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu’une enquête pour dégradation volontaire avec arme avait été ouverte.

  • Bayer veut manger Monsanto. Le groupe allemand de chimie et de pharmacie Bayer a dévoilé une offre de 62 milliards de dollars (55 milliards d’euros) pour acquérir le groupe américain d’agrochimie Monsanto. En difficulté, ce dernier a annoncé en janvier qu’il supprimerait 16 % de ses effectifs d’ici 2018.

  • 41 ans d’embargo. En visite au Vietnam, le président des États-Unis Barack Obama a annoncé la levée de l’embargo sur les ventes d’armes américaines à destination de ce pays, en place depuis 1975. Il a affirmé que cette décision n’était « pas motivée par la question chinoise ». Pékin entretient des rapports tendus avec les États-Unis et le Vietnam à propos de la souveraineté territoriale sur les archipels de mer de Chine méridionale.

  • Talibans sans tête. Barack Obama a également confirmé la mort du mollah Akhtar Mansour, le chef des talibans afghans, tué samedi dans un tir de drone américain au Pakistan. Hier, le Premier ministre pakistanais, que les États-Unis n’ont informé qu’après la frappe, avait dénoncé l’opération, la qualifiant de « violation » de souveraineté.