• Loi Travail. Sept syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens avaient appelé aujourd’hui à une huitième journée nationale de mobilisation contre le projet de loi Travail. La manifestation parisienne a rassemblé 18 000 à 19 000 personnes à Paris selon la police (contre 13 000 à 14 000 la semaine dernière) et 100 000 selon Force ouvrière. Des violences ont eu lieu à Paris et à Nantes notamment.

  • Moins d’empressement à la pompe. Le président de l’Union française des industries pétrolières a déclaré que 20 % des 11 356 stations-service de France étaient aujourd’hui en rupture partielle ou totale d’approvisionnement. « Le phénomène est en train de se tasser », a-t-il précisé.

  • Grève pour l’Euro 2016. SUD RATP, troisième syndicat du groupe de transports de l’agglomération parisienne, a appelé à une grève illimitée à partir du 10 juin, premier jour de l’Euro 2016 de football. L’organisation accuse la direction de la RATP de vouloir « remettre en cause » le statut des salariés et demande également le retrait de la loi Travail. La CGT avait déjà appelé lundi à une grève illimitée dans les transports parisiens à partir du 2 juin.

  • L’avis des actionnaires. L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi (déposée par le Front de gauche) rendant contraignant le vote des assemblées générales d’actionnaires sur la rémunération des patrons. À la demande du ministre des Finances Michel Sapin, les députés ont toutefois supprimé une disposition limitant de 1 à 20 les écarts de rémunération dans l’entreprise.

  • Pas de poursuites. Le Sénat a décidé de ne pas saisir la justice au sujet de l’audition en 2012 du patron de la Société générale Frédéric Oudéa, qui avait déclaré sous serment que la banque avait fermé ses implantations dans les paradis fiscaux. Plusieurs élus communistes l’avaient accusé de faux témoignage après la publication des « Panama Papers » qui révèlent que des clients de la Société générale possèdent toujours des comptes offshore. La banque n’a toutefois plus de bureau dans les paradis fiscaux.