3 juin 2016

Tout s'explique

Les dégâts causés par les inondations

Où en sont les inondations ?

À Paris, la Seine a dépassé les 6 mètres de hauteur et devrait atteindre ce soir un pic de crue compris entre 6,30 et 6,50 mètres. C’est plus que le précédent pic de 1982 (6,20 mètres). Il reste néanmoins inférieur au record de 1910 de 8,62 mètres. La vigilance est passée de rouge à orange en Seine-et-Marne, où 7 600 personnes ont été évacuées hier et une autre a été retrouvée noyée. Douze autres départements sont en vigilance orange. La situation reste préoccupante dans le Loir-et-Cher, où la ville de Romorantin connaît la crue la plus importante de son histoire.

Qui pourra être indemnisé ?

Malgré les dégâts, tout le monde ne sera pas remboursé. Pour les maisons et les bâtiments, de nombreux contrats prévoient un remboursement seulement si l’état de catastrophe naturelle a été déclaré dans la commune. Même chose pour les véhicules, qui devront être assurés tous risques et non au tiers. Une franchise de 380 euros restera à la charge des particuliers propriétaires. L’Association française de l’assurance estime que le coût total des dommages atteindra 600 millions d’euros. Un montant presque identique aux inondations d’octobre dernier sur la Côte d’Azur.

Comment l’état de catastrophe naturelle se déclare-t-il ?

Les maires doivent en faire la demande auprès de leur préfet, qui interroge la Commission interministérielle des catastrophes naturelles. La décision finale revient au gouvernement. François Hollande a annoncé hier que l’état de catastrophe naturelle serait déclaré mercredi, lors du prochain Conseil des ministres. Les personnes touchées ont ensuite dix jours pour adresser par courrier leur déclaration de sinistre à l’assureur. L’état de catastrophe naturelle a été créé en 1982 et permet de couvrir les dégâts causés par des phénomènes qui ne sont pas pris en compte par les contrats d’assurance classiques : inondations, séismes, glissements de terrain, etc.