30 juin 2016

Tout s’explique

Boris Johnson renonce à remplacer David Cameron

Pourquoi Boris Johnson a-t-il retiré sa candidature ?

La course à la succession du Premier ministre britannique David Cameron compte deux favoris, mais l’un d’eux n’est pas celui qu’on attendait. Ce matin, le ministre de la Justice Michael Gove a retiré son soutien à Boris Johnson et annoncé sa candidature, provoquant le retrait de ce dernier. Ancien allié de David Cameron, Michael Gove a fait campagne pour le Brexit. Il a déclaré ce matin être arrivé à la conclusion que « Boris ne peut avoir la capacité de leadership » requise. Immédiatement, plusieurs figures du Parti conservateur se sont rangées derrière lui. Michael Gove sera opposé à la ministre de l’Intérieur Theresa May, tenante discrète du « oui » au maintien du Royaume-Uni dans l’UE, qui a mis en avant sa volonté de ressouder le parti, et à trois autres candidats.

Comment sera nommé le prochain Premier ministre britannique ?

Investi par le roi ou la reine, le Premier ministre est traditionnellement le chef du parti majoritaire. Un changement de titulaire est possible en cours de législature sans que de nouvelles élections soient convoquées. C’est ce qui s’était produit en 2007 avec le passage de relais entre Tony Blair et Gordon Brown après son élection à la tête du Parti travailliste. Le chef du Parti conservateur est élu en deux temps : les députés choisissent les deux finalistes, puis les membres du parti se prononcent par correspondance. Ce scrutin sera clos le 8 septembre et le résultat sera annoncé le lendemain.

Jeremy Corbyn est-il assuré de rester à la tête de l’opposition ?

Jeremy Corbyn est fortement critiqué au sein de son parti pour son manque d’entrain dans la campagne contre le Brexit. Angela Eagle, l’une des 20 membres du « cabinet fantôme » (gouvernement alternatif) à avoir démissionné dimanche et lundi en signe de protestation, envisage de déclencher une procédure pour provoquer une nouvelle élection interne. Elle a besoin du soutien de 51 parlementaires nationaux ou européens. Jeremy Corbyn est depuis aujourd’hui au centre d’une nouvelle polémique pour avoir déclaré : « Nos amis juifs ne sont pas plus responsables des actes d’Israël ou du gouvernement Netanyahou que nos amis musulmans ne le sont d’organisations autoproclamées comme l’État islamique. »