• Attentat en Irak. Un attentat contre un marché chiite de Bagdad a fait au moins 292 morts dimanche. Il a été revendiqué par l’organisation État islamique. Interrogé par 20 Minutes, le chercheur en relations internationales Karim Pakzad estime que le groupe djihadiste, qui a subi d’importantes défaites militaires, « veut réaffirmer qu’il existe ». « Comme tous les attentats, il s’agit d’un outil de communication interne. Daech veut envoyer un signal à ses partisans en Égypte, en Libye, un peu partout », explique-t-il.

  • Failles du renseignement. La commission d’enquête sur les attentats de 2015 a rendu mardi un rapport qui pointe la mauvaise coopération entre les différents services de renseignement et propose de les réorganiser. « Depuis 2008, l’un des effets de la réforme globale du renseignement avait été la quasi-suppression du renseignement dit territorial, d’un renseignement quotidien, auprès de la population, qui permet de repérer ce qu’on appelle les “signaux faibles” », analyse sur France Culture Olivier Chopin, enseignant à Sciences Po en sécurité internationale.

  • 49.3. Manuel Valls a utilisé l’article 49 alinéa 3 de la Constitution mardi pour faire passer la loi Travail en deuxième lecture à l’Assemblée nationale. « C’est une victoire à la Pyrrhus, car j’ai rarement vu une telle haine pour le PS », relève dans 20 Minutes Rémi Lefebvre, chercheur au CNRS spécialiste du Parti socialiste.

  • Guerre du Golfe. Après sept ans de travaux, la commission d’enquête britannique sur l’intervention du pays en Irak a rendu un rapport qui critique la décision du Premier ministre de l’époque, Tony Blair, de se lancer dans le conflit. « Il n’y est fait aucune recommandation d’une réparation pour le peuple irakien, et encore moins d’excuses, déplore dans le New York Times l’ancien diplomate britannique Carne Ross. Pour moi, ce devrait être l’ultime raison d’être d’un rapport comme celui-ci : parler pour ceux dont les vies ont été inutilement gâchées. »

  • Une femme au 10 Downing Street. Le Parti conservateur britannique a choisi jeudi les deux candidats qui se disputeront la tête du parti et le poste de Premier ministre en septembre : Theresa May et Andrea Leadsom. La Grande-Bretagne sera donc prochainement dirigée par une femme. « Avec Hillary Clinton en tête des sondages présidentiels aux États-Unis et la chancelière Angela Merkel toujours au pouvoir en Allemagne, trois des principaux pays occidentaux pourraient être gouvernés par des femmes à partir de janvier, une première historique », note Griff Witte, chef du bureau londonien du Washington Post.