29 août 2016

C'est leur avis

L’échec du TGV à l’exportation

Alstom a annoncé vendredi la signature d’un contrat de 1,8 milliard d’euros pour vendre ses trains à grande vitesse aux États-Unis. Pour David Barroux, rédacteur en chef des Échos, cette annonce ne doit pas masquer l’échec commercial de cette innovation française.

« Face au transport routier ou aérien, le train à grande vitesse reste une innovation particulièrement coûteuse. Plus que le matériel, ce sont les coûts en termes de génie civil et d’accès au foncier qui font grimper la facture. […] Or, pour qu’une innovation se démocratise, il faut que les prix baissent. […] Le TGV, lui, n’a jamais réussi à résoudre cette équation économique. Il est resté de ce fait un produit qui, à part sur quelques axes très fréquentés, ne peut guère se passer de subventions. Il est du coup plus souvent soumis aux règles des considérations politiques qu’à la loi du marché. » David Barroux