12 septembre 2016

Tout s’explique

Malaise pour Hillary Clinton

Pourquoi la santé des candidats est-elle devenue un sujet de la campagne ?

Hillary Clinton a fait un malaise hier lors de l’hommage aux victimes des attentats du 11-Septembre à New York. La candidate démocrate à l’élection présidentielle de novembre a été évacuée une heure et demie après le début de la cérémonie. Selon un communiqué publié en fin d’après-midi par son équipe, l’ex-sénatrice de New York souffrait d’une pneumonie. La candidate de 68 ans a interrompu sa campagne pour deux jours. Son adversaire républicain Donald Trump a estimé aujourd’hui que la santé des candidats était devenue « une question » de campagne. Le milliardaire a annoncé qu’il avait passé des examens de santé la semaine dernière et qu’il comptait en publier les résultats.

Comment la communication de la candidate a-t-elle été menée ?

L’équipe de campagne a d’abord expliqué cet incident par un « coup de chaud », avant d’être contrainte d’annoncer une pneumonie quelques heures après la diffusion par un témoin d’une vidéo où on la voit incapable de marcher seule. Le communiqué fait état d’une infection pulmonaire diagnostiquée vendredi. Les Républicains, Donald Trump en tête, mettent fréquemment en doute le véritable état de santé d’Hillary Clinton depuis plusieurs semaines. L’ancienne secrétaire d’État avait été victime d’une commotion cérébrale fin 2012, mais son médecin personnel a signé en juillet 2015 une lettre attestant que la candidate était dans une « condition physique excellente et apte à exercer » la présidence.

Quels sont les autres incidents qu’a connus sa campagne ?

Donald Trump a accusé samedi Hillary Clinton de se montrer « tellement insultante » envers les Américains moyens après ses propos tenus la veille : la candidate avait qualifié « la moitié des partisans de Trump » de personnes « pitoyables », les décrivant comme « racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes ». Elle a été contrainte de s’excuser samedi. L’ancienne secrétaire d’État, l’équivalent du ministre des Affaires étrangères, reste également critiquée pour avoir envoyé des messages sensibles en utilisant un serveur privé lorsqu’elle occupait cette fonction entre 2009 et 2013 et soupçonnée de conflit d’intérêts avec les activités de la Fondation Clinton créée par son mari.