6 octobre 2016

C'est leur avis

Ne pas se contenter d’une stagnation sur l’IVG

Le Parlement polonais a rejeté un projet de loi interdisant l’avortement dans le pays, aujourd’hui uniquement autorisé en cas de viol, d’inceste, de malformation du fœtus ou de danger pour la mère. Sur Le Plus, le site de témoignages de L’Obs, Paulina Roux-Biejat, étudiante franco-polonaise, estime que la situation des femmes reste intolérable.

« Pourquoi devrions-nous donc nous réjouir du recul du gouvernement alors que la situation des femmes est catastrophique dans notre pays ? Dans mon cursus à la fac, il arrive souvent que des groupes de filles doivent faire des périples pour trouver un gynécologue acceptant de leur autoriser une pilule du lendemain après un rapport non protégé. Il y a également beaucoup de Suédoises qui ont recours à des avortements d’urgence en retournant chez elles le week-end à défaut de pouvoir le faire ici, ou de Polonaises qui doivent aller se faire avorter à l’étranger. […] Nous ne pouvons pas nous contenter d’avoir évité une terrible régression, au profit d’une simple stagnation. » Paulina Roux-Biejat