• Pas cette paix. Invités à se prononcer par référendum, les Colombiens ont rejeté dimanche à 50,2 % l’accord de paix signé entre le président Juan Manuel Santos et la guérilla des Farc le 26 septembre. « La tendance excessive de Santos à s’appuyer sur l’opinion publique internationale a renforcé la perception (erronée, mais omniprésente) en Colombie qu’il a poursuivi un accord non pas pour le bien de la nation, mais parce qu’il voulait un prix Nobel de la paix », analyse Brian Winter, rédacteur en chef de la revue Americas Quarterly.

  • L’État à la rescousse d’Alstom. Le gouvernement a annoncé mardi un plan de sauvetage du site d’Alstom à Belfort consistant à commander des TGV à l’industriel pour les faire rouler sur des lignes Intercités. « La décision de Belfort expose désormais l’État à de multiples demandes, puisqu’il continue de laisser entendre qu’il est le réassureur final de toutes les envies de permanence », estime dans Le Figaro Philippe Tibi, professeur de finance à l’École polytechnique.

  • Haïti dévasté. L’ouragan Matthew a frappé Haïti dans la nuit de mardi à mercredi. Selon un bilan publié hier, il y a fait plus de 470 morts. « Il faut penser à construire, à aménager le territoire différemment, analyse sur LCI le géographe Jean-Marie Théodat. À Cuba, la catastrophe n’a pas eu de conséquence aussi désastreuse. »

  • Privilèges d’ex-présidents. Un décret publié mercredi réduit les avantages accordés aux anciens présidents de la République. Au bout de cinq ans après la fin de leur mandat, ils verront le nombre de collaborateurs et d’employés de maison dont ils bénéficient passer respectivement de sept à trois et de deux à un. « Outre les moyens humains et matériels qui restent exorbitants, aucune réponse n’est apportée concernant le plafonnement des multiples retraites perçues par les intéressés, dénonce l’ONG anticorruption Anticor. Au final, les anciens locataires de l’Élysée percevront plus en étant à la retraite qu’en étant en activité. »

  • Futur patron de l’ONU. Le Conseil de sécurité des Nations unies a annoncé jeudi soutenir à l’unanimité de ses membres la nomination du Portugais Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU en remplacement de Ban Ki-moon. Responsable des questions onusiennes au sein de Human Rights Watch, Louis Charbonneau salue un « défenseur fervent et efficace des réfugiés », mais prévient qu’il « sera jugé sur sa capacité à tenir tête aux puissances qui l’ont choisi, que ce soit sur la Syrie, le Yémen, le Soudan du Sud, la crise des réfugiés ou le changement climatique ».