13 octobre 2016

Ça alors

Une Française autorisée à pratiquer une insémination post-mortem

En France, l’insémination artificielle est réservée aux couples rencontrant des problèmes d’infertilité. Le Code de la santé publique souligne que le décès d’un des membres du couple est un « obstacle à l’insémination ou au transfert des embryons ». Or, le tribunal administratif de Rennes a enjoint hier le CHU de la ville à exporter le sperme d’un homme décédé afin que sa veuve puisse recourir à une insémination dans un pays européen qui l’autorise (Espagne, Royaume-Uni, Belgique ou Pays-Bas). La justice a considéré que les circonstances étaient exceptionnelles : la jeune femme, âgée de moins de 30 ans, a perdu son mari malade en janvier, puis son bébé in utero à quelques jours du terme. C’est une première pour une Française. En mai, le Conseil d’État avait également autorisé un transfert à l’étranger, mais il concernait une veuve espagnole.